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Vendredi 23 décembre 2005

L’étoile d’Espérance

 

Conte de Noël

Le tant espéré Royaume Millénaire, en une rayonnante promesse, se tient devant nous, telle une grande étoile d'espérance.

 – Ange Francier -

 

 

«Le Royaume des Cieux est semblable à un Roi qui fit des noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces, mais ils ne voulurent pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs, en disant: Dites aux conviés: Voici, j'ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces. Mais, sans s'inquiéter de l'invitation, ils s'en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic; et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent. Le Roi fut irrité; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs: Les noces sont prêtes; mais les conviés n'en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives. Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n'avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces? Cet homme eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d'Appelés, mais peu d'élus.»

- évangile -

 

La Nouvelle avait fait l’effet d’un éclair dans un ciel serein : le Fils de Dieu devait, oui, revenir sur Terre!

Depuis deux mille ans la situation s’était tellement dégradée sur la Terre qu’ils n’étaient plus que quelques-uns à pouvoir encore, d’un cœur confiant, accueillir une aussi grandiose Nouvelle.

C’est élisabeth, naturellement reliée aux Plans plus élevés, qui, la première, avait reçu cette haute Nouvelle. Il lui avait été montré une image: Elle voyait une belle Maison destinée à accueillir l’Enfant-Roi; la Maison devait s’appeler: «étoile d’Espérance».

À cette époque existait un petit Cercle d’Approfondissement de la Parole Divine, lequel devait, en cette occasion, se transformer en Cercle d’Accomplissement pour l’Accueil du Fils de Dieu sur Terre. Le But de ce haut Accomplissement était, tout naturellement, de préparer la Demeure du Roi sur la Terre. Bien sûr, élisabeth faisait partie de ce Cercle.

Dans une deuxième vision ultérieure élisabeth avait vu la Maison de l’étoile d’Espérance entourée d’eau courante, mais, sur le moment, elle ne savait pas ce que signifiait exactement cette deuxième vision, comment il fallait la comprendre…

Plus tard, grâce à Joseph, qui, comme son illustre prédécesseur, était un as dans l’Art d’interpréter les rêves et les visions, l’interprétation était clairement apparue à tous: l’eau signifiait tout simplement le fait que le Lieu devait être complètement isolé des influences terrestres, ce qui, naturellement, que ce soit par de l’eau gros-matérielle ou d’une autre manière, avait une motivation facile à comprendre.

En particulier, Pierre était d’accord avec cela, ainsi que André: cela coulait de source!

Lors d’une importante Ré-Union, les membres du Cercle de l’étoile décidèrent de trouver et d’ériger le Lieu de Dieu sur Terre, c’est-à-dire la Demeure pour accueillir Son Fils.

Chacun(e) se mit donc en quête pour trouver ce Lieu, prévu d’En Haut, autour de là où il ou elle se trouvait, mais cela n’était pas facile, et beaucoup de fausses pistes n’aboutissaient nulle part…

Ce Lieu devait être dans un endroit tout à fait tranquille. Assez rapidement, toutefois, non loin de là où ils se trouvaient eux-mêmes, Pierre et Marie-Christine découvrirent un Lieu qui – ils le ressentaient – convenait parfaitement. Ce Lieu était bordé par une rivière, qui décrivait un méandre autour de lui ; du côté où il n’y avait pas d’eau se tenait un énorme bloc rocheux, barrant l’accès; le Lieu était donc comme une presqu’île..., conforme à la Vision, et l’on ne pouvait y accéder que par un pont mobile.

À la suite de la Ré-Union, les différents membres de ce Cercle reconnurent qu’il fallait, autour d’eux, informer et mobiliser largement afin de trouver, tels de nouveaux rois mages, les moyens matériels nécessaires à l’érection de ce haut Lieu.

Certains du Cercle s’engagèrent à venir habiter sur place pour être prêts lorsque l’Enfant-Roi arriverait. Tous s’engagèrent à financièrement participer à l’érection et l’aménagement du Lieu, ainsi que bien d’autres encore au sein d’un deuxième Cercle concentrique élargi.

Pour ce qui était de financièrement contribuer, de nombreux autres s’engagèrent; parmi eux il y avait Antoine, Justin, Estelle et bien d’autres.

Sarah, quant à elle, lorsqu’elle avait appris la nouvelle, avait tout de suite décidé de vendre sa propre maison afin de trouver l’argent pour investir dans ce Lieu qui devait être béni du Ciel… Quelque temps après, elle avait effectivement vendu sa maison et apportait à l’entreprise l’argent ainsi rendu disponible.

Pour ce qui était de venir habiter sur place il y avait aussi André, Jacques et Bernadette qui s’y étaient engagés.

Au moment de concrétiser sa venue sur place André expliqua qu’il avait enfin trouvé (il la cherchait depuis longtemps!) une douce créature aux yeux bleus et que son cœur battait tendrement pour elle. Cette heureuse nouvelle était d’autant moins un problème en soi que l’heureuse élue de son cœur, laquelle s’appelait Chantal, était ravie à l’idée de venir vivre au sein d’une communauté ayant un si noble But…

C’est alors qu’apparurent Christophe et Brigitte. Depuis longtemps ils aspiraient à servir le jeune Roi et ils se réjouissaient vivement de pouvoir enfin concrétiser leur aspiration… Bien qu’ils demeurassent à l’autre bout du pays, ils n’hésitèrent pas à déménager pour venir servir dans le Lieu.

Un peu plus tard, c’était au tour d’Augustin d’arriver… Aussitôt il se libéra de différentes pressantes affaires financières, qui, antérieurement, à des centaines de kilomètres du Lieu, le retenaient là où il se trouvait … Ainsi il montrait à tous, immédiatement, sa grande motivation à servir, lui aussi, le Fils de Dieu sur Terre. Alors, les autres virent tout de suite qu’ils pouvaient indéfectiblement compter sur lui…

C’est alors que Julie se manifesta. Elle trouvait que ceux qui devaient, avec elle, participer à cette si noble Tâche étaient des êtres admirables d’Humilité, des êtres d’un grand Courage, assorti d’une inébranlable Confiance en la Lumière, pour vouloir ainsi se lancer dans une telle entreprise, alors que, financièrement, l’affaire semblait, quelque peu, incertaine. Malgré cela, elle n’hésitait pas à aussitôt engager tout son avoir dans l’acquisition…

À l’arrivée, alors que, au départ, ils n’étaient que quelques-uns à vouloir mener à bien l’érection de ce Lieu d’Accueil pour l’Enfant-Roi et que le Moment de la Nativité approchait rapidement, ils étaient alors plusieurs dizaines, pour qu’au moins, cette fois-ci, le Roi du Monde ne soit pas réduit à devoir, de nouveau, apparaître dans une pauvre crèche…

La Nuit Sacrée du nouveau Noël, en début de soirée, les nouveaux parents de l’Enfant, guidés par la nouvelle étoile et la pure aspiration du petit Noyau restant, arrivèrent sur le Lieu… Quoique fort modeste, la Maison de l’étoile d’Espérance qu’ils avaient quand même réussi à ériger sur le Lieu d’Accueil si simplement et naturellement trouvé avec les moyens qu’ils avaient rassemblés était, grâce aux efforts de tous, coquette, propre, fleurie, chaleureuse, accueillante…

Les parents du futur Nouveau-Né s’y trouvèrent donc bien tout de suite et prirent place, à l’étage, dans la plus belle des chambres qui leur était réservée et où – mieux qu’une mangeoire! - un magnifique Berceau avait aussi été disposé.

Après cela Sarah, Pierre & Marie-Christine, Christophe & Brigitte, ainsi que Josepha qui, au dernier moment, en provenance de la capitale, les avait encore rejoints, et tous les autres également présents, attendirent avec ferveur, chantant des cantiques de Noël, en bas de la maison, pendant l’intense Veillée de ce si particulier Nouveau Noël.

À Minuit vingt et une ils entendirent soudain un cri d’Enfant au-dessus de leur tête… C’était, oui, le Roi qui venait de naître!

Un cri unanime de pur Enthousiasme lui fit écho. Une chaude Reconnaissance leur gonflait la poitrine en pensant à l’immense Grâce d’avoir été autorisés, en tant qu’êtres humains aspirant au Salut, à contribuer à l’Accueil du Fils de Dieu sur la Terre.

Parmi eux, plusieurs paires d’yeux étaient humides, bouleversés qu’ils étaient par l’émotion ressentie devant la Grandeur de l’événement. Ils savaient qu’avec la nouvelle Venue du Roi sur la Terre le Destin de celle-ci venait de changer et qu’elle pourrait, avec une partie de son humanité, échapper à l’anéantissement autrement inévitable.

Ce qu’ils ne savaient pas encore c’est que ce nouveau Fils de Dieu n’était pas Jésus mais Emmanuel – Dieu avec nous – Son Frère, mais ils allaient bientôt l’apprendre…

C’est alors qu’éprouvant le besoin de prendre l’air ils sortirent de la sublime Maisonnette et regardèrent le Ciel, et là, de nouveau, ils la virent, juste au-dessus de leur tête, intensément resplendissante:


L’étoile de l’Espérance

par Jean publié dans : Contes
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Vendredi 23 décembre 2005
Le Secret de la Vie


L
e secret de la vie, c'est de "mourir volontairement",
- c'est-à-dire de mourir avant que la mort n'arrive -
ainsi il est possible de
volontairement se dépouiller
de tout ce que la mort est destinée à nous ôter.
Ainsi il est possible de demeurer libre!


A la mort, chacun a la possibilité de découvrir, puisque la vie continue, qu'en réalité la mort n'existe pas, pas plus que l'obscurité (qui n'est qu'une absence de Lumière) ou le froid (qui n'est qu'une absence de chaud). La mort est juste une apparente absence de vie.
L
a mort est, au fil de nos incarnations, un grand Moment de Vérité parce qu'elle nous dépouille de tout ce qui n'est pas nous.
Ainsi nous pouvons, à intervalles plus ou moins réguliers, nous retrouver tels qu'en nous-mêmes...

Vive la Vie!

Et aussi "Vive la mort!", puisqu'elle sert la Vie!

par Jean Kerven publié dans : Amour de la Nature - Nature, mon Amour
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Vendredi 23 décembre 2005

Le Serment d'Hippocrate 

 

 
Hyppocrate est souvent considéré comme le Père des médecins modernes

et son fameux Serment est encore considéré comme la Base éthique
de l'exercice de la médecine par les médecins.
Mais que dit-il exactement?
Il dit:

 

"Je jure par Apollon médecin, par Esculape, Hygie et Panacée, par tous les Dieux et toutes les Déesses, et je les prends à témoin que, dans la mesure de mes forces et de mes connaissances, je respecterai le serment et l'engagement écrit suivant:

Mon Maître en médecine, je le mettrai au même rang que mes parents. Je partagerai mon avoir avec lui, et s'il le faut je pourvoirai à ses besoins. Je considérerai ses enfants comme mes frères et s'ils veulent étudier la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je transmettrai les préceptes, les explications et les autre parties de l'enseignement à mes enfants, à ceux de mon Maître, aux élèves inscrits et ayant prêtés serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.

Dans toute la mesure de mes forces et de mes connaissances, je conseillerai aux malades le régime de vie capable de les soulager et j'écarterai d'eux tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible. Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d'y recourir.


Je ne remettrai pas d'ovules abortifs aux femmes.


Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans la pureté et le respect des Lois.


Je ne taillerai pas les calculeux, mais laisserai cette opération aux praticiens qui s'en occupent.


Dans toute maison où je serai appelé, je n'entrerai que pour le bien des malades.


Je m'interdirai d'être volontairement une cause de tort ou de corruption, ainsi que tout entreprise voluptueuse à l'égard des femmes ou des hommes, libres ou esclaves.


Tout ce que je verrai ou entendrai autour de moi, dans l'exercice de mon art ou hors de mon ministère, et qui ne devra pas être divulgué, je le tairai et le considérerai comme un secret.

Si je respecte mon serment sans jamais l'enfreindre, puissé-je jouir de la vie et de ma profession, et être honoré à jamais parmi les hommes.


Mais si je viole et deviens parjure, qu'un sort contraire m'arrive!"

 

(Source: "HIPPOCRATE, Œuvres complètes" -
Traduction de Émile Littré, Paris, Baillière, 1819-1861, v. 4)

Ce Serment d'Hyppocrate, encore aujourd'hui  prêté par les médecins, est, hélas, trop souvent, devenu un ...

serment d'hypo ... crite!
par Jean Kerven publié dans : Amour de la Nature - Nature, mon Amour
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Dimanche 11 décembre 2005

Le sixième Commandement

 

« TU NE DOIS PAS BRISER
UN MARIAGE ! »

 

« J'ai trouvé plus amère que la mort
la femme dont le cœur est un piège et un filet,
et dont les mains sont des liens ;
celui qui est agréable à Dieu lui échappe,
mais le pécheur est pris par elle. »

- Le roi Salomon, Ecclésiaste VII, 26 -

 

Le sixième Commandement – bien qu’ils le soient tous! – est probablement l’un des plus méconnus par les êtres humains. Dans la Tradition catholique on l’énonce ainsi «Tu ne commettras pas d’adultère!». Mais qu’est-ce qu’un adultère? Le mot français évoque la relation avec l’état adulte, de sorte que l’on en vient à penser qu’il faut être adulte pour pouvoir transgresser ce Commandement. Cela n’est assurément pas faux, car un enfant, alors qu’il peut aussi mentirhuitième Commandement) ou voler (transgression du septième), ou même tuercinquième Commandement) ne peut, en effet, pas commettre d’adultère, mais cette première impression ne nous dit rien sur la réelle nature de la transgression signifiée par l’adultère. (transgression du (transgression du

Le terme allemand «Ehebruch» est bien plus explicite, car il signifie « brisure/rupture de mariage ». Là aussi, ce premier constat pourrait, toutefois, encore induire en erreur si l’on en venait à penser que l’interdiction de rompre le mariage s’appliquerait aux personnes mariéesmariés eux-mêmes mais bien des tiers. Il vise donc les tentatives d’immixtion dans un couple véritablement marié, c’est-à-dire considéré comme marié par l’Auteur des Commandements, ce qui peut, à l’arrivée, se révéler encore assez différent du point de vue simplement humain. elles-mêmes. Le Commandement ne concerne pourtant pas les

La définition courante de l’adultère est celle-ci:

«L'adultère est le terme juridique et religieux pour désigner une relation amoureuse ou sexuellenon mariés entre eux mais dont au moins l'un des deux est marié par ailleurs.» entre un homme et une femme

Dans son sens le plus strict, l’on considère que l'adultère consommé exige l’existence d'un rapport sexuel entre les deux êtres humains adultères. L'adultère est alors souvent considéré comme un motif de divorce aux torts de celui qui le commet.

Pourtant, cet « adultère »-là n’a que peu à voir – voire rien – avec le sixième Commandement. En réalité, l’infidélité conjugale n’est pas visée par le sixième Commandement mais plutôt par le neuvième, qui dit : « Ne convoite pas la femme de Ton prochain ! ». Il suffit donc, ici, de faire pivoter le 6 pour qu’il se transforme en 9 pour que soit rétablie la juste perspective…

Le point de vue divin des Commandements, sixième & neuvième, est, toutefois, aussi, dans les deux cas, inverse du point de vue humain.

En effet, le neuvième Commandement ne vise pas l’infidélité dans le couple (par exemple, la femme qui se détourne de son mari pour avoir une aventure sexuelle avec un autre homme) mais celui par qui le danger arrive de l’extérieur en essayant de séduire une femme qui n’est pas la sienne, donc le séducteur. De ce point de vue, c’est plutôt lui qui se comporte ici en infidèle, qu’il soit ou non marié de son côté, car il est déjà, de ce seul fait, infidèle aux Commandements, à la Spiritualité, à la Morale, etc.

Avec le sixième Commandement ne sont pas, non plus, visés les époux eux-mêmes mais, de nouveau, celui ou celle qui, de l’extérieur, essaye de briser un mariage ou même seulement une union pas encore consacrée par le mariage (fiançailles ou état marital). En ce cas, le moyensexe mais pas seulement… En fait, tous les moyens sont « bons » - ou, plutôt, mauvais! - dès lors où, par là, le résultat consistant en la brisure du mariage est atteint. d’aboutir à la brisure – ou rupture – du mariage ou de l’union peut aussi être le

Le mot « brisure » est, ici, le mieux adapté, car il donne l’image d’une cassure arrivant de l’extérieur, tandis que le mot « rupture » donne plus facilement l’image d’une cassure effectuée, de l’intérieur, par les mariés ou l’un des mariés eux-mêmes. Mais si quelqu’un rompt lui-même son mariage ce n’est plus de l’adultère mais une simple action en divorce, ayant pour but la clarification d’une situation fausse depuis le départ - ou ensuite devenue fausse - par la dissolutionraison d’être. volontaire d’une union devenue - ou reconnue - sans véritable

Le Commandement, dans son énoncé véritable, dit donc, plus clairement que «Tu ne dois pas commettre d’adultère» - énoncé qui, en français, peut, aujourd’hui, facilement être compris de travers -: «Tu ne dois pas briser un mariage». Tu ne dois pas briser non pas Ton mariage (car il se pourrait que Tu aies de bonnes raisons pour cela!) mais le mariage de deux autres personnes, et cela quelle que soit la cause conduisant à la brisure.

Il suffit donc de se référer à l’énoncé allemand: «Du sollst nicht ehebrechen!» pour avoir tout de suite la juste notion. L’on peut ici constater qu’en allemand – incomparables justesse et précision de la langue allemande! - existe même le verbe «ehebrechen» signifiant à soi tout seul, plus clairement que «adultère»: «briser un mariage». Du coup, cela semble tout de suite évident qu’il ne peut s’agir là de son propre mariage mais bien de celui d’autres personnes.

Le Commandement a donc pour but non pas d’interdire le divorce – lequel n’est pas une faute en soi mais juste, au plus, un constat d’échec – ou même l’infidélité – laquelle, conduit, elle, à des fautes comme la tromperie, le mensonge, la convoitise - mais de protéger les Unions/Mariages existant comme tels devant Dieu.

Cela nous donne tout de suite à penser que les fausses unions ne sont donc, quant à elles, pas protégées. Cela ne signifie pas, pour autant, que les séducteurs auraient le droit de convoiter des femmes mal mariées, car la convoitise, en tant que telle, est clairement toujours condamnée non par le sixième mais par le neuvième Commandement. De plus, la Clarté, la Loyauté, la Droiture, l’Honnêteté d’une personne mal mariée exigent d’elle qu’elle quitte clairement une situation fausse avant de s’engager dans une nouvelle.

La difficulté réside ici dans le fait qu’en fonction de la législation différente des pays, la lenteur et les aléas des procédures judiciaires, les situations particulières (présence d’enfants, etc.), il peut, parfois, être, pour une personne mal mariée, très long et très difficile de s’extraire d’un faux mariage, de sorte à devoir longtemps attendre avant de complètement pouvoir « refaire sa vie », ce qui aura parfois comme résultat que, beaucoup de candidats au divorce, trop faibles pour résolument s’engager dans la voie du Nouveau, finiront même par y renoncer

Il faut aussi considérer que le sixième Commandement protège non seulement l’existence des vrais Mariages mais aussi, simplement, la Paix - et donc l’Harmonie - devant exister dans toute véritable Union.

Dans le cas d’une union, donc d’un couple – marié ou non –, où n’existe aucune réelle Harmonie il est clair que toute tentative d’intrusion extérieure ne pourrait pas arriver à briser ou même seulement à perturber ce qui n’existe pas déjà. En de tels cas le sixième Commandement ne s’applique pas, car un Commandement Divin ne se règle pas en fonction des conceptions et des dispositions humaines terrestres, mais, bien au contraire, en fonction de la Volonté Divine.

Un vrai Mariage existe donc uniquement là où l'harmonie et la paix règnent comme une évidence naturelle. Là où chacun, dans le couple, cherche, toujours uniquement, à ne vivre que pour son ou sa Bien-Aimé(e), à lui causer de la Joie. L'égoïsme et l’ennui sont, dès lors, complètement exclus de la vie quotidienne du couple, de même, aussi, que le périlleux besoin de distraction («Que ferais-je bien pour me distraire de cette ennuyeuse situation?») ou encore le fait de s’imaginer ne-pas-être-compris. Ces fausses attitudes sont les fossoyeurs de tout véritable bonheur!

Lors d’un faux amour l’autre vit pour lui-même et non pour l’autre, et, peu importe avec qui il sera – qu’il change ou non de partenaire -, il ne sera jamais heureux aussi longtemps qu’il ne saura pas véritablement aimer.

Lors du véritable amour - lequel, dans un couple, concerne l'âme et non le corps -, cependant, le joyeux Don de soi est, lui aussi, une évidence, de sorte que la frustration de l'un des deux est complètement exclue. À ce sujet, le célèbre écrivain-aviateur Antoine de Saint-Exupéry a fort justement écrit : « Je reconnais l’Amour véritable au fait qu’il ne peut être lésé ».

Prenons, maintenant, le cas d’une union où n’existent ni la paix ni l'harmonie, une telle union ne mérite pas d'être appelée mariage, car, en réalité, elle ne l’est pas. C’est, en fait, uniquement – tel le «PACS»[2] - une association purement terrestre, qui n’a, devant Dieu, aucune valeur et, d’un point de vue spirituel, ne signifie donc rien.

Le sixième Commandement, pour s’appliquer, stipule donc un véritable mariage. Un autre mariage – donc une simple association terrestre, destinée à profiter des avantages purement terrestres que confère une telle association - n'est donc pas protégé par le Commandement. Cela a pour conséquence que la tentative de défaire, de l’extérieur, un mariage qui n’en est pas un est une faute beaucoup moins lourde que de s’attaquer à un vrai Mariage. Malgré cela, c’est à chacun, dans le mariage, de prendre conscience de la valeur – ou de l’absence de valeur – de son union, de sorte que de tierces personnes, sauf demande de conseil caractérisée, n’ont, de façon générale, pas à s’en mêler, parce que cela ne les regarde pas…

Quant à celui qui, de quelque manière que ce soit – qu’il s’agisse de convoitise sexuelle ou de toute autre chose -  trouble un vrai mariage il se charge d’une grosse culpabilité. La sexualité doit elle-même être sacrée, c’est-à-dire qu’elle ne doit jamais être séparée de l’authentique Amour.

Le Commandement est déjà transgressé si quelqu’un essaye de séparer, avant même leur mariage, deux êtres s'aimant d’un véritable Amour de l’âme. C’est pourtant ce que font, très souvent, non pas un{e} potentiel{le} amant{e} les parents de l’un ou l’autre des jeunes gens, lorsque le mariage pouvant résulter du rapprochement de leur fils ou fille avec une autre jeune personne de l’autre sexe n'est pas conforme à leurs propres désirs.

Souvent, en effet, les parents rêvent, pour leur enfant, d’un «beau/bon mariage», c’est-à-dire d’un mariage apportant à leur progéniture, sinon l’amour, la richesse et/ou la gloire, richesse ou gloire pour leurs enfants moins bien nés à leurs yeux, et dont ils espèrent, parfois aussi, qu’une part retombera aussi sur eux… Par conséquent, si leur enfant regarde dans une autre direction que le «beau parti» qu’ils avaient envisagé pour lui/elle, alors «adieu veaux, vaches, cochons, couvées»! Cela risque d’être la fin de leurs illusions quant à la possibilité que leurs enfants soient «mieux lotis» qu’eux-mêmes ou, au contraire, qu’ils fassent eux-mêmes, sans déchoir, un mariage «conforme à leur rang».

Alors ils s’y opposent, empêchant ainsi leur enfant de pouvoir s’unir à son «âme-sœur» en la demandant en mariage, ce qui, en vérité, est un crime contre l’esprit.

Dans tous ces «mariages arrangés» point d’Amour de l’âme, et sans Amour de l’âme, même au milieu d’une «cage dorée», point de {véritable} Bonheur!

Et si - si tant est que cela soit possible - un individu, que ce soit par envie, badinage ou autre motif impur, apporte consciemment la discorde ou même la zizanie dans un mariage conclu au Ciel, alors il se charge lourdement. Le pur amour entre deux êtres humains doit, pour tous, être sacré, il doit, à tous, inspirer respect et considération, mais pas la convoitise! Car, en vérité, les vrais Mariages sont conclus au Ciel et se tiennent donc sous la protection du Créateur Lui-même!

Prenons le cas où, vis-à-vis d’un couple ainsi protégé d’En Haut, un être humain, homme ou femme, se sente attiré par la femme ou le mari de son prochain… Alors, que doit-il faire? Il doit, tout simplement, mettre en pratique la maxime «Courage, fuyons!», donc se détourner d’une personne qui, terrestrement, appartient déjà à quelqu’un d’autre (spirituellement, tous les êtres humains n’appartiennent qu’à leur Créateur). Il n’a le droit de regarder, avec un clair regard, qu’en direction des êtres humains qui n’appartiennent animiquement encore à personne et sont donc disponibles.

Si quelqu’un cherche sérieusement et de façon suffisamment persévérante, alors il trouvera, lui aussi,  de façon absolument assurée et conforme à la Volonté Divine, un être humain fait pour lui, avec lequel il sera alors tout aussi heureux qu’il aurait pu l’être avec la personne initialement envisagée si celle-ci n’avait pas déjà été liée, et, surtout, sans devoir auparavant se charger d'une lourde faute, qui, jamais, ne pourrait lui apporter un bonheur véritable et – surtout - durable.

La grande faute de nombreux êtres humains, bien souvent, est de s'efforcer d’obéir au sentimentment !), de l'entretenir et de le cultiver en eux de force, jusqu'à ce que, celui-ci se renforçant, ils finissent par en être obsédés. C’est le début qu’il faut surveiller, le moment où la tentation se met en place… (le senti-qui-

Le sixième Commandement, tout comme le quatrième, s’adresse donc, tout d’abord, aux parents avant même de s’adresser aux enfants, qu’il concerne pourtant aussi. Car les enfants, eux aussi - aussi étonnant que cela puisse paraître - peuvent provoquer la zizanie entre leurs parents et, à ce titre, peuvent donc, également, se rendre coupable, oui, d’adultère!

La paix et l'harmonie existant entre deux êtres humains ne doivent jamais être détruites. Car la Volonté Divine suscite, partout, l’Accord de la céleste Harmonie. Ne doit jamais l’oublier celui qui, sur le chemin de son destin, veut toujours demeurer libre de toutes entraves dommageables.



[1] "ehebrechen": "briser-une-union/un-mariage".

[2] En France : « Pacte d’Assistance Civile et Solidaire », appelé par certains « mariage au rabais ».

par Jean Kerven publié dans : Morale pour notre Epoque
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Dimanche 11 décembre 2005
Avant de naître, j'étais déjà...


La Bible elle-même témoigne de la pré-existence avant la naissance:

La Parole de l'Eternel me fut adressée, en ces mots: "Avant que Je T'eusse formé dans le ventre de Ta mère, Je Te connaissais, et avant que Tu fusses sorti de son sein, Je T'avais consacré, Je T'avais établi Prophète des Nations." - Jérémie I-4 -

"Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elisabeth.  Dès qu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Elle s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de Ton sein est béni. Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi? Car voici, aussitôt que la voix de Ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'Allégresse dans mon sein. - Luc I-40 -

Comme le supposent faussement les propagandistes de l'avortement, l'existence humaine ne commence manifestement pas à la naissance. Ce n'est pas parce qu'un fœtus ne peut pas parler qu'il n'est pas vivant, ne ressent rien, n'existe pas, ne souffre pas. Les animaux, eux non plus, ne parlent pas..., et pourtant...
La négation de l'état humain a toujours été un prétexte de prédilection pour justifier la maltraitance et le meurtre. C'est de la même manière que les noirs et les Indiens - et, parfois même, les femmes! - ont été considérés comme des animaux sans âme (alors que les animaux, comme leur nom - sens du mot - l'indique déjà, ont, pécisément, aussi une âme!) pouvant être maltraités et tués sans remords de conscience.

Un jour, chacun(e) doit se rendre compte que, là comme ailleurs, "le crime ne paie pas"...

par Jean Kerven publié dans : Amour de la Vie - Vivre d'Amour
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Samedi 3 décembre 2005

La Torah et la Santé


Il y a plus de 3.500 ans Moïse écrivait la Torah. Les préceptes, compilés dans cette Loi et établis avant tout dans un but religieux, concernaient, en grande partie, la médecine par leurs implications. Des siècles auraient été gagnés dans la lutte préventive vis-à-vis de diverses pathologies par l'application de la Loi Mosaïque.

En infectiologie, nous retiendrons son intérêt, surtout passé, pour les grandes épidémies, telles les "pestes", le choléra, les "lèpres", etc… par la pratique de la quarantaine, de l'abstention des contacts avec les animaux impurs et les cadavres, et de l'hygiène fécale.

Rappelons l'apport préventif de la circoncision face aux balanoposthites, au phimosis, aux infections urinaires des petits garçons, aux maladies sexuellement transmissibles, au cancer du pénis et du col de l'utérus.

La sexualité limitée au couple engagé par le mariage est, bien sûr, la garantie quasi-totale d'une protection vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles et une garantie importante vis-à-vis des deux cancers cités précédemment. C'est aussi dans le non respect de ce principe que de nombreux drames sociaux et familiaux, de suicides et de névroses trouvent leurs causes.

Dans les pays où les services vétérinaires sont peu importants, voire inexistants, la liste des animaux "purs et impurs" nous semble d'une extrême importance.

Les principes moraux des lois en faveur des défavorisés sont tout à fait d'actualité. En effet, la malnutrition protéino-calorique, le sous -développement et le sur-endettement sont les problèmes principaux de la majorité de la population mondiale.

Dans le domaine très particulier de l'éthique médicale, il est indispensable de voir en l'homme autre chose qu'une réaction chimique ambulante et de reconnaître la limite de notre savoir. Le vitalisme Barthézien retient, à ce propos, toute notre attention.

Les prescriptions médicales de la Loi de Moïse procèdent de deux ordres.

  • Le premier ordre découle de l'époque. Son intérêt est surtout historique pour les pays qui possèdent les moyens techniques et financiers suffisants pour une santé publique acceptable. Cet ordre concerne entre autres: les maladies infectieuses abordées au chapitre 1, les moyens de désinfection de l'époque, les aliments purs et impurs, etc…

 

  • Le deuxième ordre a un intérêt actuel, nous oserions dire permanent, universel. Il recouvre des principes qui s'opposent à la tendance "naturelle" de l'homme de tomber dans une déchéance morale, source de pathologies variées, que nous avons abordées aux chapitres Sexualité, Protection des défavorisés et "Nature" de l'homme. Ces pathologies ne dépendent pas à l'heure actuelle de nos moyens thérapeutiques. Par exemple les progrès de l'antibiothérapie, ne nous permettent pas de faire face à la recrudescence des MST et de leurs complications. Les préceptes médicaux de ce deuxième ordre sont moraux et préventifs vis-à-vis de ces pathologies. Ils ne concernent en rien le degré de civilisation d'un pays. Ils s'attachent à protéger, non seulement le corps de l'homme, mais aussi sa "nature" éternelle.

Il semble peu probable que les préceptes de cette Loi soient nés de l'observation ou de l'expérimentation, car nous ne connaissons pas d'autre civilisation qui se soit donnée autant de moyens préventifs médicaux, jusqu'à une époque récente. De plus leur application est apparue à un moment précis de l'histoire. Pour ces raisons, et bien d'autres encore, nous accréditons la thèse d'une Révélation divine.

 

Le Judaïsme biblique s'est éteint lors de la destruction du Temple et de la ville de Jérusalem par le futur empereur romain Tite, en 70 après J.-C. En effet, selon la Loi de Moïse les sacrifices étaient indispensables, pour le pardon des péchés. Or ceux-ci devaient s'effectuer dans le Tabernacle dans le désert, puis dans le Temple. Il ne fut donc plus possible, techniquement, de suivre la Loi de Moïse, dès cette date. Ceci avait été prophétisé maintes fois dans l'Ancien Testament. Galates 3:24: «Ainsi la Loi a été un précepteur (pour nous conduire) à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.»

 

Nous terminerons cet exposé en citant Exode 15:26: «Si vous m'obéissez vraiment, à moi le Seigneur votre Dieu, en faisant ce que je considère comme juste, si vous écoutez mes Commandements et mettez en pratique toutes mes Lois, alors je ne vous infligerai aucune des maladies que j'ai infligées aux égyptiens. En effet, je suis le Seigneur qui vous guérit.»

Il ne nous reste plus qu'à nous émerveiller devant la valeur médicale de ces Préceptes, face aux moyens et aux connaissances de l'époque.

 

 

 

par Jean Kerven publié dans : Morale pour notre Epoque
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Samedi 3 décembre 2005

évangile de Pierre

01

 

1 . Nul d'entre les Juifs ne se lava les mains, ni Hérode ni l'un de ses juges.

Et comme ils n'avaient pas voulu se laver les mains, Pilate se leva et partit.

2. Alors le roi Hérode ordonne que l'on emmène le Seigneur, disant: "Exécutez tous les ordres que je vous ai donnés à son sujet."

3. Joseph, l'ami de Pilate et du Seigneur, se trouvait là; sachant qu'on allait Le crucifier, il se rendit chez Pilate et lui demanda le corps du Seigneur, en vue de sa sépulture.

4. Pilate fit demander le corps à Hérode.