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Lundi 30 janvier 2006

LETTRE D'UN PÈRE RELATIVEMENT

A SA FILLE VÉGÉTARIENNE


Parmi la quantité de lettres que j'ai reçues depuis que j'ai écrit "Se nourrir sans faire souffrir"("Diet for a New America"), il y en a une que j'aimerais partager avec vous.

Je l'ai reçue au milieu des années 90, d'un homme de San Francisco en Californie. Elle représente, du moins pour moi, un message d'espoir pour nous tous. - John Robbins.

<<Votre livre "Se nourrir sans faire souffrir" a eu toute une influence sur ma famille. Il y a deux ans, j'aurais aimé vous tuer à cause d'elle. Je suis un homme qui a énormément de succès dans la vie. Je suis habitué à ce que l'on agisse selon mes désirs.

Quand ma fille Julie était adolescente, elle m'a annoncé qu'elle voulait devenir végétarienne. Elle avait lu votre livre. J'ai pensé que c'était ridicule et j'ai insisté pour qu'elle arrête ces absurdités. Lorsqu'elle n'obéissait pas, je me mettais en colère. Lorsqu'elle n'obéissait pas, je me mettais en colère. «Je suis ton père, lui disais-je, et je sais mieux que toi.» «Je suis ta fille, me répondait-elle, et c'est ma vie.» Nous nous sommes querellés souvent à ce sujet. Nous ne nous entendions pas très bien, il y avait des tensions entre nous, mais elles semblaient toujours survenir à cause de ces débats sur le végétarisme.

Ça me rendait fou. Selon moi, elle était irrespectueuse et obstinée, et elle voulait seulement que l'on agisse selon ses désirs. Elle disait la même chose à mon sujet. Au début, ma femme et moi la forcions à manger de la viande, mais elle rouspétait tellement que l'heure des repas était complètement ruinée.

Alors, pleins de ressentiment, nous avons capitulé et lui avons permis de manger ses repas végétariens. Mais je lui ai laissé savoir ce que je ressentais à ce sujet. «C'est correct d'être un idéaliste, lui disais-je, mais tu dois garder les pieds sur terre.» «C'est correct d'être un avocat, m'a-t-elle dit, mais tu dois garder ton cœur ouvert».

C'était terriblement exaspérant. Une année, pour mon anniversaire, elle m'a préparé un petit-déjeuner au lit. Mais il n'y avait ni bacon, ni saucisse, ni même des œufs. Cela a fait une autre histoire. Je lui ai rappelé que c'était mon anniversaire, pas le sien. Elle a commencé à m'expliquer comment les cochons et les poules étaient traités, citant chapitre et verset de votre livre. Ceci n'était pas la première chose que je voulais entendre, le jour de mon anniversaire.

Après ses études secondaires, Julie quitta la maison. En fait, j'en étais content parce que j'en avais par-dessus la tête de cette situation. Il en était question à chaque repas. Je voulais qu'elle mange de la viande et elle refusait. Elle voulait que j'arrête de manger de la viande et je refusais. Il n'y avait aucun moment de paix. Mais après son départ, je me suis ennuyé d'elle.

Plusieurs années plus tard, Julie s'est trouvée un mari et peu de temps après le mariage, elle tomba enceinte. Quand notre petit-enfant est né, j'étais fou de bonheur. Mais bien sûr, ça ne dura pas. Comme de fait, Julie voulait que son fils, notre petit-fils, soit végétarien. Cette fois-ci, je fis acte d'autorité. «Tu peux ruiner ta vie si tu le veux, lui dis-je, mais tu ne peux ruiner la santé de ce petit garçon innocent». Selon moi, ce qu'elle faisait était de l'abus d'enfant. J'ai même considéré appeler les services sociaux. Je croyais qu'ils la forceraient à nourrir convenablement notre petit-fils, ou bien ils enlèveraient celui-ci de sa domination. Ce n'est seulement parce que ma femme m'en a empêché que je n'ai pas fait cette démarche.

Même si je me rendais compte que je pouvais (à peine) tolérer que Julie soit végétarienne, je ne pouvais simplement pas accepter qu'elle fasse cela à notre petit-fils. Avec le temps, la situation est devenue tellement horrible qu'elle a totalement refusé de me voir. Non seulement cette stupide obsession à propos du végétarisme me coûtait-elle ma relation avec ma fille, elle me coûtait aussi ma relation avec mon petit-fils parce qu'elle ne venait maintenant plus nous le porter, ni même me laissait-elle les visiter. J'étais complètement coupé de sa vie.

Par contre , j'ai pensé que je devrais au moins «garder la porte ouverte» alors par l'entremise de ma femme (Julie ne voulant même plus me parler), je lui ai demandé ce qu'elle voulait pour son anniversaire. Elle a dit que ce qu'elle souhaitait le plus était que je lise votre livre "Se nourrir sans faire souffrir". Je lui ai dit que cela serait impossible parce que ça demandait beaucoup trop de temps. Elle me dit alors que si véritablement je le lisais, pour chaque heure que j'y mettrais, elle me laisserait voir mon petit-fils pour le même nombre d'heures. Elle est intelligente. Elle sait où sont mes points faibles.

Alors, Monsieur Robbins, j'ai lu votre livre. Je l'ai lu au complet, j'ai lu chaque mot. Ce qui m'a le plus marqué fut votre description du traitement réservé aux animaux à notre époque. Je n'avais aucune idée que ce fut si grave. C'est abominable et je suis d'accord avec vous qu'on ne doit pas permettre à ceci de continuer. Je reconnais la cruauté quand je la vois, et celle-ci est extrême. Je l'ai appelée quand j'eus terminé ma lecture. «Je t'ai dit de ne pas m'appeler», m'a-t-elle dit aussitôt qu'elle sut que c'était moi. «Oui, lui répondis-je, mais j'ai lu le livre, et je veux que tu viennes souper et que tu amènes ton garçon».

Monsieur Robbins, je suis un homme orgueilleux et ce que j'ai dit ensuite n'a pas été facile pour moi à dire. Mais je savais ce qu'il me fallait le faire et je l'ai fait. «Très chère Julie, ai-je dit, s'il te plaît, pardonne-moi. Il n'y aura pas de dispute si tu viens. J'ai commis une grave erreur et je le comprends maintenant. Si tu viens, aucune viande ne sera servie, à personne.»

Il y eu un silence à l'autre bout de la ligne. J'ai appris plus tard qu'elle pleurait, mais je ne le savais pas à ce moment-là. Je savais seulement que je devais dire autre chose. «Et il n'y aura plus jamais de viande servie dans cette maison provenant d'élevages industriels.» «Tu blagues?» demanda-t-elle, n'en croyant pas ses oreilles. «Je ne blague pas, je suis sincère» dis-je. «On viendra» dit-elle.

Et j'étais sincère. Aucune viande n'a été servie ici depuis. Nous ne l'achetons simplement pas. Julie nous enseigne comment manger des végéburgers, du tofu et une variété d'autres choses que j'avais l'habitude de ridiculiser. Depuis ce temps, ils sont venus partager plusieurs heureux repas, et plein d'autres occasions heureuses aussi. Monsieur Robbins, pouvez-vous comprendre ce que cela représente pour moi? J'ai retrouvé ma fille, et aussi mon petit-fils. Ma fille est une personne merveilleuse. Et notre petit-fils n'a pas encore eu un seul rhume ou otite ou toute autre maladie que les enfants ont l'habitude d'avoir. Elle dit que c'est parce qu'il se nourrit si bien. Je dis que c'est parce qu'il a la meilleure mère du monde.

Ce que l'on fait à ces animaux est immoral, terriblement et horriblement immoral. Vous avez raison. Les animaux ne devraient jamais être traités de cette façon. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Maintenant, quand Julie dit que les animaux sont ses amis et qu'elle ne mange pas ses amis, je n'argumente pas, comme j'avais l'habitude de le faire. Je ne fais que sourire, heureux de ne plus être en conflit avec une personne aussi spéciale. Et je suis fier de pouvoir regarder mon petit-fils dans les yeux et de savoir que j'aide à faire de ce monde un monde meilleur pour lui.>>

Source: http://www.foodrevolution.org/letter.htm -

Edité dans Journal AHIMSA - Automne 2005

par John Robbins publié dans : Amour de la Nature - Nature, mon Amour
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Mercredi 18 janvier 2006
Lumière d'Espoir

"On jugerait bien plus sûrement un homme d'après
ce qu'il rêve que d'après ce qu'il pense."

- Victor Hugo -

L'Espoir appelle la Force d'une Lumière inattendue et secourable, même dans les événements les plus désespérants. Il est comme une lointaine lueur qui scintille et attend ceux qui croient encore en elle afin de venir à leur rencontre et les porter vers de nouveaux horizons.

 

Croyez-vous en l'espoir et en sa lumière?  Dans la Lumière de l'Espoir ce qui semble impossible ne devient-il pas possible?

 

N'avez vous jamais eu l'impression que votre combat pour sortir de l'avilissement actuel était vain? Le découragement n'a t-il pas essayé maintes fois de vous saisir et de vous emporter en dehors de votre chemin de vie? Le vent de la colère face à l'injustice des hommes n'a t-il pas déjà soufflé sur votre âme en proie à l'amertume?

Et pourtant... et pourtant une lumière n'est-elle pas intervenue de manière impromptue à la limite du supportable pour vous porter hors du désespoir? Une lumière inattendue et rafraîchissante, sortie d'où on ne sait où mais qui apporte l'espoir d'une vie nouvelle. Oui, l'espoir fait vivre, même lorsque l'on croit en la fin de toute possibilité de vivre heureux. Et pourtant... et pourtant vos aspirations profondes envers ce qui est noble, juste et beau, elles ne vous ont pas quitté, elles vivent au fond de vous, silencieuses comme les ailes d'un papillon, qui, malgré leur légèreté, sont capables de vous emmener dans de verts et fertiles pâturages, si vous les laisser se déployer et si vous vous accrochez à elles.  

 

Combien de fois avez-vous désespéré de votre situation et combien de fois vous en êtes vous sorti sans comprendre comment? Combien de miracles l'espoir vous a-t-il fait vivre? Combien de joies pures, tels des élans vers le haut, du bord des larmes jusqu'au rire libérateur, l'espoir n'a-t-il pas fait naître en vous?    

 

Ne devons nous pas, par moments, combattre jusqu'au bout de nos forces et même parfois au-delà pour former le pont à cette lueur d'espoir afin qu'elle puisse devenir une ancre secourable à travers les tempêtes de l'existence?  N'est-ce pas la tension de nos forces intérieures, tel un ultime et inespéré effort, qui appelle cette lumière d'espoir surgissant, faisant fuir le néant?

 

Soyons courageux et osons faire confiance à la Lumière de l'Espoir, qui essaye de percer en chacun de nous. Elle ne cherche qu'à dissiper l'ombre de nos doutes. Accueillons cette délicate lueur et laissons la monter en nous, cette Lumière d'Espoir ne demande qu'à grandir pour réveiller et guider notre destin vers des lendemains de bénédictions.

L'Espoir fait partie des Forces et des Secours inestimables dans la Création. L'Espoir est la Lumière de l'étoile qui guide notre destinée vers nos profondes et nobles aspirations. L'Espoir est la Lumière de l'Étoile de Celui qui viendra rayonner sur Terre au moment où plus personne ne L'attendra. L'Espoir est cette confrérie fidèle de serviteurs dévoués à la Lumière du Cœur de Dieu pour guider ceux qui, dans la matière, ont encore la Nostalgie des Hauteurs. Croire en l'Espoir nous a tous guidés, consciemment ou inconsciemment, un jour, vers l'accomplissement de notre Appel pour la Vie. L'Espoir est une force enfouie en nous, qui ne demande qu'à être réveillée et mise à profit pour notre Ascension spirituelle. L'Espoir vit au plus profond de nous sans que nous lui donnions sa place et sa valeur véritables.

L'Espoir de vivre dans la Lumière de la Vérité me guide vers le Livre de la Vie.

Alan
 
par Alan publié dans : Amour de la Vie - Vivre d'Amour
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Mardi 10 janvier 2006
Le septième Commandement

«TU NE DOIS PAS VOLER!»

Ce n’est pas beau de voler! C’est même d’une grande laideur morale. Beaucoup de consciences pas encore complètement éteintes se révulsent à l’idée du vol. Surtout en pensant que l’on peut soi-même être victime d’un vol. Même les voleurs sont parfois volés…
Les voleurs sont donc considérés comme de méprisables individus. Et c’est quoi le vol? La définition est simple : un voleur c’est quelqu’un qui prend quelque chose appartenant à autrui, sans son accord et, le plus souvent même, sans qu’il le sache!
Pour respecter le Commandement interdisant le vol il suffit donc de toujours clairement discerner ce qui appartient à autrui!
Cela n'est pas difficile, pensera-t-on. Et ainsi l’affaire est déjà toute réglée. Mais qu'est-ce, en vérité, que la propriété d'autrui dont il ne faut rien prendre?
C'est tous ses biens matériels, s’il en a, son argent, son or ou ses pierres précieuses, ses vêtements aussi, et, bien sûr, sa maison ou sa ferme, avec ses animaux et tout le reste… Ses animaux surtout, car il s’agit alors d’êtres vivants avec lesquels se tissent des relations vibratoires toutes particulières.
Avez-vous remarqué, à ce sujet, que, lorsqu’il est de plus en plus question que les Hébreux quittent l’Égypte du pharaon Ramsès, il n’est, par contre, absolument pas question que Moïse et les siens partent en laissant un seul animal sur place? N’est-ce pas interpellant? Il est clair qu’il ne s’agit pas fondamentalement ici de la valeur utilitaire ou marchande de ces animaux mais de biens autrement plus précieux…
Le septième Commandement – remarquons-le bien - ne précise pas que, avec «Tu ne dois pas voler!» il s’agisse uniquement de biens terrestres gros-matériels! Il y a, en effet, des Biens qui sont encore bien plus précieux que ce que l’on possède physiquement!
Ah oui !?!, Et lesquels ?
Éh bien, il faut savoir que de la propriété d'un être humain fait aussi partie, oui sa renommée, la considération dont il jouit, qu’elle soit publique ou privée.
Même ses pensées, dans une certaine mesure, lui appartiennent et ne peuvent pas, sans plus, être divulguées partout sans son accord, qu’elles lui soient attribuées ou que d’autres se les attribuent à eux-mêmes.
S’il est ici précisé «dans une certaine mesure» c’est que, dans le processus de l’inspiration, il n’y a pas que le vouloir personnel et les pensées personnelles qui entre en jeu, le vouloir et les pensées des autres interviennent aussi dans une mesure non négligeable. C’est pourquoi il n’est pas possible, sans plus, de s’approprier de manière exclusive chaque inspiration, chaque pensée, chaque parole, chaque écrit, et de mettre des «copyright» sur tout!
Le genre-propre de quelqu’un est aussi un bien personnel, de sorte que l’imiter sans son accord c’est aussi le voler. Beaucoup de caricaturistes devraient y penser avant de s’adonner à leur «art»…
Prenons le cas où quelqu’un jouit d’une certaine confiance auprès d’un auditoire donné. Bien sûr, cela ne sera pas forcément auprès de tout le monde, car rares sont ceux qui font l’unanimité, mais, quand même, il est rare aussi que quelqu’un n’ait aucun crédit chez personne! Alors qui va se sentir autorisé - qu’il soit ou non mérité (et qui sommes-nous pour en juger?) - à lui prendre son crédit?
Tout bien réfléchi, l’on pourrait commencer là à sérieusement s’inquiéter! En effet, qui n'a jamais essayé, ne serait-ce qu'une seule fois, et peut-être même de bonne foi, d'ébranler ou même de faire complètement disparaître la confiance dont jouit un être humain auprès d'un ou plusieurs autres? Vu les pratiques actuelles, celui-là serait particulièrement louable, mais, pour le trouver, autant utiliser une lampe en plein midi!
Souvent, des « âmes bien intentionnées » vont trouver quelqu’un afin de le « mettre en garde » contre quelqu’un d’autre… patatras! La belle confiance dont ce dernier jouissait chez le premier a disparu pour toujours!
Mais cela – je vous le demande -, ne serait-ce point, oui, du … vol!?! Car celui à qui s'appliquait cette belle confiance, elle lui a «bel et bien» été prise et cela sans sa permission ! Et cela, même si la tentative n’aboutit pas (les perceurs de coffre-fort, non plus, n’y arrivent pas toujours!), cela s’appelle … du vol!
Imaginons maintenant que, du fait de votre situation, vous connaissiez des choses au sujet de la vie privée de quelqu’un. Cela pourra être parce que vous êtes son prêtre confesseur, ou bien son médecin, ou bien son voisin, ou bien son cousin, etc. Supposons, à présent, que sans que l’intéressé ait donné son accord ou même qu’il le sache (en ce cas il «risque» encore moins de donner son accord!), vous communiquiez ces informations à des tiers qui en sont préalablement ignorants… C’est quoi? Eh oui, là aussi, c’est … du vol!
Pensons maintenant aux « journalistes » de la «presse people» qui ont bâti leur fonds de commerce sur l’extorsion de « secrets de familles » des «stars» afin de pouvoir ensuite, sans leur consentement, les publier dans leurs «magazines» qui seraient mieux nommés «torchons»… Pensons aussi aux ainsi dénommées «agences de renseignements» ou à d’autres pratiques similaires courantes dans les ainsi dénommés «services secrets».
Tous ceux qui espionnent, que ce soit pour l’argent ou pour la politique ou pour les deux, ou encore pour le malsain désir de connaître les secrets et la vie privée des autres, que ce soit par les «traditionnelles» filatures ou bien, de façon plus « moderne », par des gadgets électroniques, ou bien encore par des « logiciels espions » sur internet, par des écoutes téléphoniques ou d’autres procédés similaires tout aussi répréhensibles, il est maintenant facile de reconnaître en cela à quel point se sont lourdement empêtrés dans les mailles d’un puissant karma de culpabilité tous ceux qui - quel qu’en soit le toujours fort discutable motif - s’adonnent à ce genre de répréhensibles pratiques!
Il se tissent à eux-mêmes ainsi un tellement dense écheveau karmique que la plupart d’entre eux n’arrivent plus ensuite à s’en détacher, car ils sont alors tous plus gravement chargés que les cambrioleurs et les voleurs de bien gros-matériels.
Ce sont des «voleurs psychiques», mais sont comme de véritables receleurs tous ceux qui soutiennent et promeuvent de telles lucratives «entreprises» dans leur coupable industrie.
Si quelqu’un veut légitimement savoir quelque chose au sujet de quelqu’un d’autre, par exemple parce que ce quelqu’un d’autre s'approche de lui avec un quelconque désir, alors c’est à l’intéressé qu’il doit le demander et non pas essayer de mener «sa petite enquête» pour tenter de savoir ce qu’il a certes le droit de savoir mais pas de cette manière-là!
La nécessité d’agir ainsi, de façon franche et loyale, a comme répercussion corollaire bienvenue que l'Intuition de celui s’efforce de parvenir, de cette manière, çà une meilleure connaissance de son prochain, de plus en plus, va s'activer, ce qui contribuera à l’éveil et au renforcement de ses facultés.
L'être humain acquiert ainsi la juste connaissance de ses co-êtres-humains que, uniquement par paresse, il avait antérieurement perdue. Il devient ainsi lui-même, de nouveau, de plus en plus, un être humain vivant. Il devient une véritable personnalité. Pendant ce temps-là, la masse informe des «animaux grégaires» faussement appelés «êtres humains» présentement «élevée» - ou plutôt abaissée - par les «chasseurs de scoops» doit, sans s’en rendre compte, inéluctablement se diriger vers l’abattoir
par Pierre Le Dantec publié dans : Morale pour notre Epoque
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