La Torah et la Santé

Publié le par Jean Kerven

La Torah et la Santé


Il y a plus de 3.500 ans Moïse écrivait la Torah. Les préceptes, compilés dans cette Loi et établis avant tout dans un but religieux, concernaient, en grande partie, la médecine par leurs implications. Des siècles auraient été gagnés dans la lutte préventive vis-à-vis de diverses pathologies par l'application de la Loi Mosaïque.

En infectiologie, nous retiendrons son intérêt, surtout passé, pour les grandes épidémies, telles les "pestes", le choléra, les "lèpres", etc… par la pratique de la quarantaine, de l'abstention des contacts avec les animaux impurs et les cadavres, et de l'hygiène fécale.

Rappelons l'apport préventif de la circoncision face aux balanoposthites, au phimosis, aux infections urinaires des petits garçons, aux maladies sexuellement transmissibles, au cancer du pénis et du col de l'utérus.

La sexualité limitée au couple engagé par le mariage est, bien sûr, la garantie quasi-totale d'une protection vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles et une garantie importante vis-à-vis des deux cancers cités précédemment. C'est aussi dans le non respect de ce principe que de nombreux drames sociaux et familiaux, de suicides et de névroses trouvent leurs causes.

Dans les pays où les services vétérinaires sont peu importants, voire inexistants, la liste des animaux "purs et impurs" nous semble d'une extrême importance.

Les principes moraux des lois en faveur des défavorisés sont tout à fait d'actualité. En effet, la malnutrition protéino-calorique, le sous -développement et le sur-endettement sont les problèmes principaux de la majorité de la population mondiale.

Dans le domaine très particulier de l'éthique médicale, il est indispensable de voir en l'homme autre chose qu'une réaction chimique ambulante et de reconnaître la limite de notre savoir. Le vitalisme Barthézien retient, à ce propos, toute notre attention.

Les prescriptions médicales de la Loi de Moïse procèdent de deux ordres.

  • Le premier ordre découle de l'époque. Son intérêt est surtout historique pour les pays qui possèdent les moyens techniques et financiers suffisants pour une santé publique acceptable. Cet ordre concerne entre autres: les maladies infectieuses abordées au chapitre 1, les moyens de désinfection de l'époque, les aliments purs et impurs, etc…

 

  • Le deuxième ordre a un intérêt actuel, nous oserions dire permanent, universel. Il recouvre des principes qui s'opposent à la tendance "naturelle" de l'homme de tomber dans une déchéance morale, source de pathologies variées, que nous avons abordées aux chapitres Sexualité, Protection des défavorisés et "Nature" de l'homme. Ces pathologies ne dépendent pas à l'heure actuelle de nos moyens thérapeutiques. Par exemple les progrès de l'antibiothérapie, ne nous permettent pas de faire face à la recrudescence des MST et de leurs complications. Les préceptes médicaux de ce deuxième ordre sont moraux et préventifs vis-à-vis de ces pathologies. Ils ne concernent en rien le degré de civilisation d'un pays. Ils s'attachent à protéger, non seulement le corps de l'homme, mais aussi sa "nature" éternelle.

Il semble peu probable que les préceptes de cette Loi soient nés de l'observation ou de l'expérimentation, car nous ne connaissons pas d'autre civilisation qui se soit donnée autant de moyens préventifs médicaux, jusqu'à une époque récente. De plus leur application est apparue à un moment précis de l'histoire. Pour ces raisons, et bien d'autres encore, nous accréditons la thèse d'une Révélation divine.

 

Le Judaïsme biblique s'est éteint lors de la destruction du Temple et de la ville de Jérusalem par le futur empereur romain Tite, en 70 après J.-C. En effet, selon la Loi de Moïse les sacrifices étaient indispensables, pour le pardon des péchés. Or ceux-ci devaient s'effectuer dans le Tabernacle dans le désert, puis dans le Temple. Il ne fut donc plus possible, techniquement, de suivre la Loi de Moïse, dès cette date. Ceci avait été prophétisé maintes fois dans l'Ancien Testament. Galates 3:24: «Ainsi la Loi a été un précepteur (pour nous conduire) à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.»

 

Nous terminerons cet exposé en citant Exode 15:26: «Si vous m'obéissez vraiment, à moi le Seigneur votre Dieu, en faisant ce que je considère comme juste, si vous écoutez mes Commandements et mettez en pratique toutes mes Lois, alors je ne vous infligerai aucune des maladies que j'ai infligées aux égyptiens. En effet, je suis le Seigneur qui vous guérit.»

Il ne nous reste plus qu'à nous émerveiller devant la valeur médicale de ces Préceptes, face aux moyens et aux connaissances de l'époque.

 

 

 

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Jean 23/12/2005 12:58

Soigner l'esprit avec un antibiotique, d'où vient cette drôle d'idée? Et où serait-il dit quelque chose de semblable dans le texte?Il est simplement dit ici que les Juifs, aux Temps bibliques, ont bénéficié d'une Guidance supérieure Qui, en dehors de raisons éventuellement purement religieuses, a aussi eu de bonnes incidences sur la santé de leurs corps terrestres, même si personne n'était alors vraiment capable de comprendre le pourquoi et le comment de tels préceptes...

PhÚne 06/12/2005 10:00

Je crois que tu te méprends sur la teneur véritable du sens du Texte. Si l'on s'en tient à ce que tu dis, on peut te poser l'absurde question : quel antibiotique peut soigner l'Esprit?